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24/02/2016

Interview de Fernand Zogoué

Fernand Zogoué (Auteur du livre « Qui a trahi Gbagbo ? Procès de l’entourage du président »:
« Les révélations du procès de Gbagbo ont été annoncées dans mon livre »

Un peu plus d’un an après la dédicace controversée de son premier livre intitulé « Qui a trahi Gbagbo ? Procès de l’entourage du président », Fernand Zogoué rompt le silence à l’occasion du lancement de la distribution de cet ouvrage inédit que les démocrates attendent. Dans cette interview exclusive, il le présente en insistant sur la prémonition qui le caractérise.

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28/10/2015

Interview Miaka Ouretto (9 Janvier 2012 dans le journal "Paix et Développement")

Miaka Ouretto était un homme courageux, il l’avait encore démontré dans son interview de janvier 2012 qu’il avait accordée à Fernand Zogoué, directeur de publication du journal « Paix et Développement » au plus fort des exactions du régime de Ouattara. Dans cette interview exclusive qui avait été reprise par plusieurs journaux, il avait craché ses vérités aux nouvelles autorités d’Abidjan qui, selon lui, fuyaient leurs responsabilités. Nous vous la proposons en intégralité.

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12/06/2015

Visite d'Etat du chef de l'Etat dans le Gô

N’GUESSAN-ZEKRE explique tout

La visite d’Etat du Président de la République dans le Gô est imminente, et Alexis N’Guessan Zékré qui pilote cet important événement a bien voulu se confier à l’Inter. Dans cette interview exclusive, il parle de son long parcours d’agent de développement au service de sa région, de ses rapports fraternels avec les autres cadres du Gô, et des actions collectives qui convergeraient vers la réussite totale de cette visite d’Etat.

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15/05/2015

Appel d'Alexis N'GUESSAN-ZEKRE pour le développement de Gagnoa

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Leader du RDR à Gagnoa, Alexis N’Guessan-Zékré est aussi un agent de développement de la Région du Go qui a une particularité. A la différence de ceux qui investissent dans la propagande et qui ne ratent pas la moindre occasion de paraître, il affectionne les œuvres de l’ombre qui selon lui, sont d’une efficacité incontestable.
Célèbre dans le milieu universitaire pour avoir formé d’éminents économistes qui font aujourd’hui la fierté de notre pays, et jouissant d’une bonne réputation dans les plus hautes sphères de la finance internationale, il demeure peu connu du grand public de sa région qui lui reproche sa manière singulière de communiquer ou d’occuper le terrain politique où on ne le voit qu’à la faveur des événements politiques, religieux ou culturels. Cet enseignant qu’on ne présente plus dans les facultés de sciences économiques à travers le monde, reconnaît que ses différentes stratégies de conquête ne sont pas appréciées par ses frères et sœurs qui devraient lui servir de levier dans la poursuite de ses objectifs fondamentaux. Il reconnaît aussi que sa présence à tous les rendez-vous du développement de sa région ne suffit pas à bâtir la réputation dont il a besoin pour mobiliser davantage conformément à sa mission.
Enrichi par tous les enseignements de ses propres stratégies et prenant en compte tous les reproches de ses parents, Dr Alexis N’Guessan-Zékré voudrait se remettre en cause pour repartir sur de nouvelles bases. Et son appel relatif à la prochaine visite du Chef de l’Etat est la manifestation visible de cette volonté politique.
Ici, il voudrait que tous les cadres de Gagnoa fassent fi de leurs convictions politiques pour s’unir autour du développement qui est leur chose commune. Comme tous les départements de Côte d’Ivoire, Gagnoa est une grosse victime des disparités régionales qui résistent aux hommes et au temps. Même si la correction de ces disparités est la plus grande préoccupation des pouvoirs publics, force est de reconnaître que l’union et la solidarité des cadres serait le gage de l’efficacité de l’action gouvernementale.
La nouvelle mission qui consiste à mobiliser les agents de développement originaires de Gagnoa pour qu’ils s’impliquent dans les actions de développement de leur département, est très mal comprise par ceux qui estiment qu’il y a déjà des outils de développement animés par des leaders d’opinion choisis parmi les plus représentatifs du département. Pour cette catégorie d’analystes, une telle mission devrait échoir aux collectivités décentralisées et aux brillants cadres qui les dirigent plutôt qu’à un responsable politique local fut-il du parti au pouvoir.
La réponse de l’expert financier est sans ambages, ses relations personnelles avec le chef de l’Etat peuvent influencer positivement les décisions en faveur de Gagnoa. Car il le dit lui-même, à toutes les rencontres avec ce dernier, le développement de Gagnoa a été toujours au centre de leurs entretiens. Il peut donc s’agir d’une dette morale que le président de la république aurait vis-à-vis de l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Et il est bien évident qu’il ne s’acquitterait de cette dette qu’envers lui et lui seul. Et d’autre part, personne ne peut percer le mystère qui existe entre deux personnes qui se côtoient depuis plus de deux décennies.
Au total, Alexis N’Guessan-Zékré bénéficie d’un privilège auprès du Président Alassane Ouattara, et il voudrait le mettre au service de son département, il faut donc le soutenir dans sa démarche et accepter de l’écouter le mardi 19 mai prochain à 17h, à la Chambre de l’Agriculture. Le développement de notre département en dépend.
Alexandre Gnahoré

27/01/2015

Hommage à Jérôme Bro-Grébé

La cheville ouvrière de la BCEAO

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Jérôme Bro-Grébé, l’éminent économiste qui a gravi les échelons de la BCEAO pour terminer une riche carrière professionnelle à l’UEMOA, était à la fois la fierté de son pays qu’il a su représenter dignement dans les plus hautes sphères des finances internationales, et celle de sa région qui ne jurait que par lui.
D’où vient donc que les mérites du technocrate de la BCEAO se sont substitués à ceux d’un modèle qui aura vaincu les aléas du système éducatif public ivoirien, pour s’offrir un brillant cursus scolaire et universitaire ?
En effet, à une époque où le secteur agricole employait la frange la plus importante de la population active de notre pays, les modestes salariés des autres secteurs d’activité de l’administration coloniale, jouissaient de quelques privilèges. Jérôme Bro-Grébé, le fils de François Bro-Grébé, salarié de son état, aurait bien pu profiter de ces privilèges, s’il n’avait été trop tôt orphelin. Après le décès de son père, il n’avait plus que sa sœur Hélène à laquelle il était d’ailleurs attaché, pour l’épauler dans ses études, car n’ayant aucune attache dans la grande Famille Gnaoré Gbésséhio à laquelle il appartenait et qu’il avait fini par rejoindre longtemps après. Conscient de sa condition sociale, l’élève qui était en pension complète chez les Awéli, réussit à se faire remarquer par ses excellents résultats au cycle primaire et au premier cycle de l’enseignement secondaire, pour se retrouver parmi les meilleurs du Lycée Technique d’Abidjan où il avait d’ailleurs rencontré l’âme sœur Géneviève qui devait devenir par la suite son épouse, sa complice, et beaucoup plus tard à l’origine de la popularité des Bro-Grébé à l’échelle nationale. Etudiant en sciences économiques du temps où les étudiants étaient encore rares dans le pays, il découvrit ses parents de Kpapékou qui se sentaient honorés d’avoir en lui un fils promis à un bel avenir. En un temps record, il décrocha sa maîtrise en sciences économiques qui lui permit d’embrasser une carrière professionnelle bien fournie à la BCEAO où il se fit distinguer encore une fois par ses mérites.
Pour comprendre les mérites des autorités monétaires qui ont la mission essentielle de garantir l’équilibre sur le marché de la monnaie, il faut remonter à l’offre et à la demande de monnaie qu’elles doivent égaliser, alors que les deux données ne sont pas de la même nature. La demande qui est exprimée par les agents économiques pour diverses raisons, notamment la spéculation, la préférence de la liquidité, est maîtrisable et constitue de ce fait une donnée endogène. Alors que l’offre qui échappe à la compétence de ces autorités monétaires est considérée comme une donnée exogène. Egaliser ces deux données est quasiment impossible et relève d’un véritable miracle. C’est ici qu’on apprécie à juste titre la mission de ceux qui sont assez imaginatifs pour ne laisser l’économie dans une situation ni trop inflationniste, ni trop déflationniste.
Oui, les économistes de la BCEAO qui mettent les états membres à l’abri de l’inflation d’origine monétaire sont incontournables pour la santé des économies nationales. Dans cette banque d’émission fermée aux compétences extérieures, les économistes principaux sont soumis à l’obligation de réserve, et considèrent la solidarité comme la chose la mieux partagée. L’on comprend donc pourquoi les exploits personnels qui devraient assurer la célébrité de leurs auteurs, sont attribués à l’institution bancaire et à ses grands décideurs qui sont les seuls à connaître les cerveaux de la maison. Jérôme Bro-Grébé en était un, mais c’était malheureusement un secret de la maison. Il n’avait été révélé au grand public qu’à l’occasion de l’affaire Dioulo. On s’en souvient, dans une de ses déclarations solennelles, Lamine Diabaté, alors gouverneur de la BCEAO avait cité l’économiste principal Jérôme Bro-Grébé comme celui qui avait la lourde charge de gérer ce dossier brûlant de la République. Sans le vouloir et peut-être sans le savoir, le gouverneur venait de trahir un serment en vantant implicitement les mérites d’un de ses plus proches collaborateurs, et il n’en fallait pas plus pour que celui-ci devînt célèbre au plan national. Les missions de l’enfant terrible de Kpapékou dans les Institutions de Bretton Woods ne se comptaient plus, et contribuaient à renforcer la qualité de cheville ouvrière de la BCEAO, qui lui était attribuée au regard de ses exploits exceptionnels qui convergeaient vers les plus grandes ambitions de cette banque d’émission. Croulant sous le poids des mérites, il avait désormais le profil qui pouvait lui assurer un poste ministériel, mais encore fallait-il qu’il fût un militant influent du PDCI-RDA, le parti unique qui avait ses propres critères de sélection et de promotion.
Une nouvelle aventure devait commencer pour lui, loin de ses atouts de la BCEAO, et dans un environnement où les loups étaient sans pitié pour les agneaux. Inconnu et inexpérimenté sur le terrain de la lutte politique, Jérôme était face à un problème de choix entre le réseau de son épouse Géneviève dont les privilèges étaient liés à ses origines nobles, et celui de sa région aux côtés de nombreux faucons savourant des faveurs inespérées et imméritées. Il sollicita et obtint le parrainage de Laurent Didi Langui, un des barons du Fromager qui se trouvait être son proche parent. Les armes qui avaient assuré la célébrité de l’éminent économiste s’étaient avérées inefficaces sur le terrain de la lutte politique, contraignant celui qui devrait être le guide de ces suiveurs moutonniers qui faisaient office de dirigeants, à supporter leurs caprices. Commis à de basses besognes par la seule volonté de ses nouveaux maîtres, le dignitaire de Kpapékou aura connu une carrière politique aussi médiocre que ses encadreurs. Et pourtant, il avait les moyens de réussir en politique, mais sûrement pas dans un parti où les critères de promotion sont à la discrétion d’un groupuscule de parvenus versant des primes à la médiocrité. Cette expérience amère aura conduit Jérôme Bro Grébé à haïr le PDCI-RDA, ses acteurs, et le copinage comme moyen de promouvoir les cadres. Mais pour sa propre sécurité, il n’avait aucun intérêt à exprimer cette haine.
L’avènement de Laurent Gbagbo fut une aubaine pour les technocrates en général et pour celui qu’il convenait d’appeler un oublié du régime qui l’avait pourtant révélé aux Ivoiriens, Jérôme Bro-Grébé.
Alors qu’il était le représentant du Gouverneur de la BCEAO à l’UEMOA, il fut promu commissaire de la Côte d’Ivoire, chargé des fonds structurels et de la coopération internationale de cette institution sous-régionale par le Président Gbagbo, en remplacement d’Eugène Yai. Poste qu’il occupait quand les impérialistes de ce monde des injustices ont mis fin au régime de Gbagbo.
Mieux placé pour comparer les deux derniers régimes ivoiriens, le commissaire de l’UEMOA qui était le témoin de la recrudescence de la criminalité liée à la crise post-électorale, n’avait pas osé mettre sa sécurité en péril en choisissant de rentrer en Côte d’Ivoire pour y vivre une retraite dorée.
Pillards et vandales avaient causé d’énormes préjudices à sa famille, laissant sa résidence des Deux Plateaux Vallons et l’officine de sa fille aînée dans un état abominable. C’était là un véritable avertissement pour Géneviève Bro-Grébé qui était dans le collimateur de Ouattara pour son soutien au régime de Gbagbo que le nouveau chef de l’Etat assimilait à une action subversive.
De nombreux analystes s’interrogent encore sur l’option jugée suicidaire de l’expert financier, c’est-à-dire sa décision de demeurer à Ouaga, parmi les alliés du nouveau régime d’Abidjan qu’il semblait craindre, pendant que les autres exilés politiques vivent en toute sécurité au Ghana. Ici, on pourrait penser que l’illustre candidat à l’exil avait préféré le mal au pire, le pire étant la cohabitation avec ceux qui sévissaient hier dans la moitié Nord du pays et qui exercent aujourd’hui le pouvoir d’Etat. C’est le lieu de reconnaître qu’en l’absence de son médecin personnel résidant à Abidjan, ce réfugié politique était exposé à l’insécurité sanitaire. Force est de reconnaître qu’une banale crise qui aurait bien pu être vaincue par son médecin qui le connaissait mieux, a fini par l’emporter, au grand regret des siens.
Le décès inopiné de cette haute personnalité proche de Laurent Gbagbo dans des circonstances mystérieuses, est la nouvelle preuve que les effets de la crise post-électorale défient le temps comme ils ruinent l’espoir des Ivoiriens qui appellent la réconciliation nationale de tous leurs vœux.
Fernand Zogoué (fzogoue@yahoo.fr / Tél : 08080390)

Hommage à Jérôme Bro-Grébé

La cheville ouvrière de la BCEAO

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09/11/2014

Fernand Zogoué (Auteur du livre « Qui a trahi Gbagbo ? Procès de l’entourage du président » : « Novotel Plateau est le nid du banditisme organisé »

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La dédicace du livre « Qui a trahi Gbagbo ? Procès de l’entourage du président » prévue le samedi 8 novembre à Novotel, a été finalement délocalisée à la Caistab par la direction de l’hôtel qui a agi en violation des termes du contrat la liant à Monsieur Fernand Zogoué, l’auteur de l’ouvrage.
Dans cette interview, celui-ci dénonce ce qu’il considère comme un sabotage qui ne s’explique pas.

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15/06/2014

Adressse de Docteur Joachim Gballou, nouveau président de la MUDEK

Honorables Membres du Conseil Supérieur de la Chefferie;
Messieurs les Membres du Comité Ad hoc;
Chers frères et sœurs;
Mesdames, Messieurs;
Ensemble, nous pouvons faire mieux. J’y crois fermement, surtout que vous venez de me donner la preuve irréfutable que vous vous inscrivez dans cette vision, par votre mobilisation exceptionnelle qui fait mentir ceux qui avaient prédit l’échec de ce grand rendez-vous de la convivialité, par ce plébiscite qui sanctionne un scrutin dont les enjeux demeurent même s’ils sont minimisés par une minorité d’électeurs qui n’ont peut-être osé répondre malheureusement à l’appel du devoir, et par votre discipline qui a aidé au déroulement impeccable de ce scrutin.
Je voudrais vous adresser mes sincères remerciements pour avoir choisi de m’accorder vos suffrages. Mes remerciements vont d’abord au Comité Ad hoc qui a vaincu toutes les difficultés de sa mission pour réaliser ce qui n’était qu’un rêve au regard de ces difficultés, le renouvellement du Bureau Exécutif de la MUDEK par la voie des urnes, alors que des voix s’étaient élevées plus tôt pour protester contre cette option sous prétexte qu’elle entraînerait la division.
Je sais combien vous avez souffert pour tenter d’obtenir du bureau sortant au moins un bilan moral et financier qui éclairerait la lanterne des uns et des autres. Je sais combien vous avez défilé chez le président sortant pour le convaincre d’assumer ses responsabilités en remédiant au blocage de la structure qu’il avait librement choisie de diriger. Guidés par le bon sens, vous vous êtes même permis de solliciter la médiation du doyen des cadres du village. Je sais combien cette mission vous faisait courir, ruinant vos ressources physiques, morales et financières. Jamais une mission extra-professionnelle n’a été aussi pénible, aussi stressante et aussi coûteuse. Mais après tous ses sacrifices qui ont illustré votre attachement à votre village, vous recevez en ce jour béni votre récompense, car c’est à vous que je voudrais offrir cette victoire pour votre loyauté, votre intégrité, votre abnégation, et surtout votre dynamisme. Je sais aussi que vous avez payé au prix fort la rançon du choix, puisque des marginaux ont tenté de porter atteinte à votre honorabilité. Oui, vous avez été exemplaire et cette exemplarité est à l’origine de ma motivation. Je voudrais vous emboîter le pas, c’est-à-dire donner le meilleur de moi-même à mon village comme vous.
Honorables Membres du Conseil Supérieur de la Chefferie, mes remerciements ne suffiront pas pour réagir à votre neutralité dans des circonstances particulières où la tentation aurait pu l’emporter. Face au culte de la personnalité et au trafic d’influence, vous avez opposé la sagesse et la fermeté. Vous êtes les vrais souverains de Kpapékou, et si votre souveraineté ne s’était pas manifestée dans la gestion des conflits liés à ce scrutin, nous n’en serions pas là. Les événements malheureux du 1er juin au Baron de Yopougon avaient été perçus comme des signes avant-coureur de l’escalade de la violence dans un environnement qui se veut fraternel, mais vous avez pesez de tout votre poids pour ramener la paix entre des frères qui plus est sont originaires d’un village qui a une longue tradition de la paix. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes tous situés sur les véritables attributions des souverains que vous êtes. Puisse Dieu vous assister dans l’exercice de vos fonctions pour le règne de la paix, de la justice, et de la solidarité, ces valeurs du progrès qui sont partagées par tous les Kpapa dans leur diversité.
Vous tous qui avez renoncé résolument à un jour de travail pour vous impliquer dans le déroulement de ce scrutin, je voudrais vous exprimer ma gratitude. Vous avez fait le bon choix de devenir ainsi des témoins de l’histoire que personne ne peut falsifier au risque de se livrer à la risée publique.
Vous qui résidez à Abidjan et qui avez fait le déplacement du village pour donner une note particulière à ce qu’il convient d’appeler une fête, sachez que je suis honoré par cet engagement ponctuel avec ses incidences financières que vous supportez par ces temps d’incertitude absolue. Je voudrais vous rassurer que j’ai compris votre message et votre attente ne sera pas vaine.
Chers frères et sœurs, je l’ai déjà dit à une occasion solennelle et je le répète encore aujourd’hui, je voudrais être votre messager, votre serviteur, et c’est encore le même sentiment qui m’anime au moment je prends le relais des agents de développement qui m’ont précédé. On ne recherche le prestige dans sa propre maison, je ne veux donc pas me servir de la MUDEK pour obtenir des dividendes de quelque nature que ce soit, mais plutôt pour coordonner les actions de toutes les forces vives du village qui convergeraient vers son développement. Je vois bien que l’engouement suscité par ce scrutin est un motif de satisfaction pour moi, mais j’ose espérer que votre engagement ne s’arrêtera pas là, et qu’il m’accompagnera tout au long de ma mission, car c’est investi de votre pouvoir que je serai un grand président.
Dans mon discours-Programme publié sur les réseaux sociaux cette semaine, j’ai été très explicite. La liste de mes projets n’est pas exhaustive, puisque que je reste ouvert à toutes les initiatives privées compatibles avec les objectifs à atteindre. C’est le lieu de vous dire que vous serez désormais associés à la gestion du seul outil de développement de votre village, la MUDEK. La symbiose que nous recherchons doit reposer sur vos vertus personnelles. Vous comprendrez donc pourquoi je vous considère comme la composante la plus importante de la nouvelle dynamique de la MUDEK, mieux un capital que je m’emploierai à faire fructifier durant mon mandat.
Je voudrais lancer un vibrant appel à tous mes frères que les délibérations du Comité Ad hoc ont éloigné de la maison. Ce soir nous avons tous gagné et nous devons nous unir pour relever les défis qui résistent jusque-là aux hommes et au temps. S’opposer à une décision aussi légitime soit-elle se prête au jeu démocratique. Mais force est de reconnaître qu’il y a un temps pour s’opposer et un temps pour dépasser l’épreuve de l’opposition pour s’inscrire dans la vision qui peut garantir à notre village un avenir prometteur. Ici et maintenant, je leur tends la main pour qu’ils prennent leur place dans le processus de développement de notre village.
Aujourd’hui est un grand jour, je ne suis pas maître la joie qui m’habite quand je pense que je suis le premier responsable de la MUDEK, donc le levier du développement de Kpapékou. Mais j’ai conscience du poids de la responsabilité. En pensant à toutes les forces vives du village et en particulier à mes frères de la Diaspora qui ont déjà manifesté leur volonté de prendre une part active dans notre combat, je suis de plus en plus convaincu que « Ensemble, nous pouvons faire mieux » n’est pas un simple slogan mais une réalité qui se confirme au fil du temps.

Vive Kpapékou uni et solidaire !
Vive la MUDEK forte de ses innovations et de ses membres !
Je vous remercie !

Résultats officiels du scrutin des dirigeants de la MUDEK, proclamés par le Président du Comité Ad hoc

Inscrits: 993
Votants: 527
Taux de participation :53,07 %
Suffrages exprimés :475
Bulletins nuls : 52

Ont obtenu:
-Bureau Exécutif
Gballou Joachim.jpgDocteur Joachim Gballou (candidat unique) : 464 soit 97,68 %

-Comité de Contrôle
Biahio Ani Boniface.jpgMaître Boniface Biahio (candidat unique) : 415 soit 87,15 %





Docteur Joachim Gballou et Maître Boniface Biahio sont élus respectivement président du Bureau Exécutif et président du Comité de Contrôle.

11/06/2014

Discours-Programme de Docteur Joachim Gballou, Candidat à la Présidence de la MUDEK

Chers frères et sœurs,
On pourrait penser que la tâche de la liste unique que je conduis, est allégée dans la mesure où nous n’avons aucun adversaire dans cette compétition que nous voulons fraternelle. Or, nous mesurons le poids de la responsabilité que nous sommes appelés à assumer pour prétendre répondre à votre attente quand vous nous donnerez le 14 juin prochain les moyens d’exercer les fonctions dévolues aux responsables de la MUDEK, notre mutuelle qui est face à son avenir et qui exige de nous la fraternité, la solidarité, la cohésion sociale, la tolérance, ces valeurs qui commandent le développement que nous appelons de tous nos vœux. La candidature unique peut certes nous assurer la victoire, mais elle ne peut pas pour autant changer les enjeux du scrutin que nous connaissons tous, ni modifier l’itinéraire qui devrait nous conduire au succès. C’est le lieu d’avouer que la mission pour laquelle nous sollicitons vos suffrages est d’autant plus difficile qu’elle suppose l’adhésion totale de toutes les forces vives du village à une structure malade de l’insuffisance de ses membres actifs.
Nous n’avons pas la prétention d’avoir une recette magique pour réussir là où les autres ont échoué, mais au moins pouvons-nous compter sur votre engagement à nos côtés pour qu’ensemble nous puissions vaincre les obstacles d’hier dont la division, la méfiance généralisée, et la suspicion.
Les malheureux incidents survenus le dimanche 1er juin au Baron de Yopougon, traduisent clairement le malaise né de ces maux qui minent la mutuelle, résistant aux hommes et au temps. Je voudrais m’attarder sur ces événements qui mettent à rude épreuve l’image d’une famille unie, pacifique et solidaire que nous voulons offrir au monde entier. Il s’agit d’une situation qui nous interpelle tous autant que nous sommes et qui devrait trouver des solutions idoines pendant qu’il est encore temps, avant l’avènement de la nouvelle équipe dirigeante.
En d’autres termes, nous sommes condamnés à la réalisation d’un véritable consensus autour de notre liste, pour dissiper les adversités malsaines, au risque de supprimer les symptômes des maux que nous déplorons sans vraiment les guérir.
Chers frères et sœurs, nous vous invitons ici et maintenant à dépasser les querelles intestines et à vous investir pleinement dans le rayonnement de notre mutuelle, vous que nous considérons comme la composante la plus importante de la nouvelle dynamique qui devrait nous permettre de réaliser des exploits inédits sur notre parcours.
Compter sur ses moyens personnels pour espérer réussir une telle mission est une véritable illusion, c’est donc pourquoi nous vous considérons comme le capital que nous devrions faire fructifier au cours de notre mandat pour mériter votre confiance.
Il est de notoriété que le premier responsable d’une structure comme la nôtre devrait être avant tout un serviteur chargé de coordonner les efforts de ses membres dans leur diversité, afin qu’ils convergent vers les objectifs à atteindre. Aussi, avons-nous prévu de corriger une injustice criarde, en associant désormais les Kpapa de la diaspora à la gestion quotidienne, par l’attribution d'un poste de vice-président à l’un des leurs. Ce serait la meilleure façon d’encourager leur volonté réelle d’appuyer les actions des locaux.
Notre programme d’activités n’aurait aucun sens sans vous qui êtes au centre de tous les projets que je voudrais énumérer avant même de faire allusion à tous les mérites que vous avez bien voulu nous reconnaître et pour lesquels je voudrais vous exprimer la gratitude d’une équipe qui ne compte que sur vous.
La radioscopie de la MUDEK telle qu’elle a été faite sous la direction du Comité Ad hoc, nous conduit à un diagnostic sans complaisance qui justifie toutes les priorités définies conformément aux réalités du terrain et leur hiérarchie établie sur des bases saines.
La Jeunesse
Une équipe responsable, c’est celle qui écoute la Jeunesse et qui lui offre toutes ses chances. Nous savons que le système éducatif public réputé sélectif n’a pas permis l’émergence d’une bonne frange de la jeunesse qui exerce désormais en milieu rural en l’absence de véritables moyens. Il est donc impérieux d’améliorer ses conditions de vie et de travail par un appui stratégique de la Coopérative Agricole des Jeunes du village. Cet appui financier et matériel irait aussi à la Jeunesse estudiantine qui a besoin d’un encadrement efficace pour jouer sa partition dans la poursuite du développement local, mais aussi pour assurer son parcours scolaire ou universitaire.
La création d’une brigade de salubrité serait la meilleure solution à la situation d’une autre frange de la Jeunesse en proie à l’oisiveté, et exposée de ce fait à la délinquance juvénile. Cette innovation vise à générer des ressources à ceux qui en sont dépourvus et qui sont dans le désespoir absolu.

La Santé
Le droit à la santé est un droit patrimonial auquel nul ne peut renoncer, même pas le paysan dont les revenus sont insignifiants pour assurer sa santé. Nous avons un plan ambitieux dans le domaine sanitaire qui prévoit entre autres l’affectation d’un médecin dans le centre de santé de notre village, la conception d’une mutuelle de santé pour une prise en charge plus efficiente des malades quasiment démunis, car c’est ici que la solidarité aurait un vrai sens.
Malgré sa bonne volonté de servir, le personnel du centre de santé du village est confronté à un manque d’équipements, et le doter de matériels biomédicaux serait la meilleure façon d’améliorer l’efficacité de la prise en charge des malades, mais aussi d’améliorer la productivité du personnel.
Le centre de santé est un environnement spécial où les règles de l’hygiène doivent être strictement respectées, ce qui justifierait la fourniture régulière de produits d’entretien. Toute la logistique que requiert la réhabilitation du centre de santé serait pour nous une priorité occupant une place de choix dans la hiérarchie de nos priorités.
Des offres alléchantes émanant de nos partenaires extérieurs nous permettraient d’assurer la dotation en produits pharmaceutiques à un rythme raisonnable au grand bonheur de nos parents qui sont quelquefois des innocentes victimes de leurs conditions sociales et qui trouveraient en la gratuité de ces produits, un véritable motif de satisfaction et de soulagement.
Des organisations internationales organisent périodiquement à travers le monde des missions médicales dans les spécialités les plus onéreuses et les moins accessibles au bas peuple. Ainsi, ces missions se pencheraient sur des cas de santé très sensibles, qui échappent jusque-là à la compétence des établissements de notre district sanitaire.

L’Education
La couverture en besoins alimentaires est à l’origine de l’épanouissement intellectuel et physique de l’élève. Or, nous savons que ce qu’il convient d’appeler des besoins biologiques indispensables sont rarement satisfaits en milieu rural surtout chez les écoliers abandonnés à eux-mêmes pendant que leurs parents vaquent à leurs occupations champêtres. Un appui financier de la cantine scolaire s’impose et la création d’une autre peut être envisagée pour accroître le nombre des pensionnaires.
La répétition étant pédagogique, le suivi des élèves en dehors des classes pourrait contribuer à l’amélioration des résultats scolaires notamment le taux de réussite aux examens scolaires, surtout chez les moins doués qui ont besoin d’une assistance minimale pour se maintenir parmi les moyens, ce qui leur éviterait l’exclusion, un souci pour les parents qui ont déjà assez de préoccupations.
L’institution du Prix de l’Excellence pour récompenser les écoliers les plus méritants s’interpréterait comme une véritable source de motivation, quand on sait que certains écoliers ignorent les avantages de l’école, ce qui constitue une entrave réelle à la motivation. Cette motivation pourrait être renforcée par la désignation de certains écoliers pour participer à des colonies de vacances au plan national et même international, selon des critères très objectifs.
Nous sommes à une période exceptionnelle de la vie de la Nation, marquée par la rareté des bourses d’études. A défaut de nous substituer à l’Etat, nous pourrions accorder chaque année des bourses d’études aux 10 meilleurs écoliers du village.

L’Agriculture, La Pêche, l’Environnement, l’Elevage
« L’économie de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture », a-t-on coutume de dire pour montrer l’importance que les pouvoirs publics accordent à ce secteur d’activité. Dès lors, l’on comprend la légitimité des plans gouvernementaux d’assistance aux producteurs, mais pour y prétendre, il faut un minimum d’organisation qui passe par la création de coopératives fiables, par la formation des personnes ressources de ces coopératives (initiation à la gestion, notion du code foncier en général et du foncier rural en particulier). C’est là le pré supposé de la signature d’une convention d’assistance avec l’ANADER et la SAPH pour appuyer les planteurs de notre village qui aspirent à la rémunération optimale de leur dur labeur, mais qui hélas sont contraints à des revenus insignifiants.
Les femmes, ces spécialistes des cultures vivrières, sont les parents pauvres du secteur agricole. Elles sont livrées à elles-mêmes sans la moindre assistance. Il s’agit là d’une disparité sociale qui n’a que trop duré. En attendant de leur trouver des partenaires nationaux et internationaux, l’organisation de la fête du riz dotée du prix de la meilleure productrice, traduirait notre volonté de corriger cette disparité sociale.

La Femme, l’Enfant, la Famille
Loin des féministes européennes qui revendiquent fièrement l’égalité de droits entre l’homme et la femme, la femme africaine s’est toujours complu dans le rôle insignifiant qui est le sien dans l’organisation de la société où elle vit, contribuant par là même au fondement des préjugés qui la révèlent comme un être inférieur ou pire l’esclave de l’homme dans le foyer conjugal. Or, il n’en est rien. En réalité, parce qu’elle est généralement incapable d’assumer ses responsabilités conjugales du fait de son insolvabilité, elle développe elle-même un complexe d’infériorité que son conjoint exploite malicieusement pour la dominer. Nous voulons donc créer les conditions de l’émergence de la femme de Kpapékou, c’est-à-dire lui indiquer la voie qui peut lui assurer un avenir professionnel dans le secteur informel et au besoin lui garantir l’encadrement nécessaire pour atteindre la dimension des Irié Lou, c’est-à-dire prétendre au leadership national du secteur du vivrier. C’est à cette condition que la femme, notre mère bien-aimée pourrait récupérer ses droits les plus élémentaires auxquels elle semble renoncer sans le vouloir et sans le savoir.
Nous prévoyons la redynamisation des coopératives féminines pour permettre aux femmes de Kpapékou d’intégrer de puissants réseaux nationaux et internationaux qui pourraient booster leurs actions afin qu’elles débouchent sur le succès. Des appuis financiers accompagneraient les actions de motivation dont l’organisation de concours culinaires pour encourager les talents de certaines femmes qui excellent dans ce domaine.
Les consultations prénatales visant à prévenir les accouchements difficiles sont quasiment inexistantes en milieu rural. L’organisation du concours du meilleur bébé serait une mesure d’incitation à la prise de conscience de la mère pour que le suivi de sa grossesse soit une préoccupation pour elle. Car si l’enjeu est sérieux, on y met les moyens, dit un adage populaire. Le suivi de la grossesse s’interpréterait pour la mère comme le meilleur moyen d’être primée à ce concours. Par la même politique, on réduirait à la fois la mortalité infantile et maternelle.

Les Infrastructures
La connexion de notre village au réseau électrique national remonte à 1973. Plus de 40 ans après, non seulement les installations ne répondent plus aux nouvelles normes du secteur de l’électricité, mais aussi et surtout la vétusté et l’exiguïté des installations rendent aléatoire la mission de la CIE qui consiste à assurer la qualité du service pour le bonheur des usagers, d’où la nécessité de l’extension du réseau local pour éviter les désagréments intempestifs de toutes natures qui causent d’énormes préjudices à nos parents.
L’eau étant source de vie, il est déplorable que pour des raisons similaires, les populations villageoises soient privées d’eau pendant plusieurs jours. Alors qu’en dehors de la SODECI, elles n’ont plus aucun autre moyen de se ravitailler en eau potable. L’extension du réseau de la SODECI est un impératif prévu dans la correction des disparités régionales qui incombe à l’Etat, mais nous comptons faire notre part pour que l’aide de l’Etat vienne en appoint.
Ici encore, nous insistons sur la propreté qui commande la prévention des maladies dont les plus bénignes sont quelquefois fatales à ces populations démunies et incapables d’assurer les soins les plus élémentaires. La Jeunesse serait mise à contribution pour assurer régulièrement le nettoyage du village grâce à la logistique que nous mettrions à sa disposition.

Le Sport et les Loisirs
Je suis le produit que la sélection de Football de Kpapékou a offert à l’OISSU et par la suite à la Ligue Nationale. Je sais ce que ma qualité de footballeur m’a apporté dans la vie. Et à ce titre, je suis condamné à la gratitude envers mon village où j’ai fait mes premières armes, avant d’avoir ma lettre de noblesse, avant d’acquérir la notoriété nationale qui aurait pu m’assurer un avenir professionnel en Europe par le biais de mon ancien proviseur, si je n’avais pas opté pour les études. Je réalise que nous devons donner aux générations futures ce que nous avons gracieusement reçu de nos prédécesseurs. Nous comptons mettre en place une assistance technique qui se pencherait sur le développement du football dans notre village, et qui veillerait sur les intérêts de la sélection du village surtout quand elle serait engagée dans les tournois inter-villages pendant les vacances scolaires et universitaires.
Nous constatons avec beaucoup de regret que les loisirs qui faisaient le bonheur des vacanciers ont disparu, si bien que les élèves qui s’aventurent à passer leurs vacances à Kpapékou sont désormais exposés à des dangers dont les plus redoutables sont la toxicomanie, le vol, la prostitution. Pour faire reculer la délinquance juvénile, nous pourrions imaginer chaque année en accord avec la Jeunesse des manifestations socio-sportives avec en apothéose une grande fête de réjouissance qui réunirait toutes les générations.

La Culture
Notre patrimoine culturel a disparu sous nos yeux, sans la moindre réaction, simplement parce que nous avons refusé implicitement de prendre le relais de nos parents. Nous n’avons pas pu concilier l’école et la pratique de notre riche culture. C’est un véritable drame qui nous contraint aujourd’hui à la recherche d’une nouvelle identité culturelle. Guéhi André était spécialisé dans le Kobi qui précédait les parties de chasse; Lébri Maurice et Grébé Okoulèdigbi assuraient la transmission des messages dans les villages voisins par le tam-tam parleur; Séri Zobo était le maître de la parole et le véritable dépositaire de la tradition orale; Souwinnè Krouna était le maître à danser qu’on comparait à une toupie. A part Séri Zobo dont les héritiers sont regroupés dans le groupe folklorique Zétchéligba, les autres éminents artistes qui assuraient la richesse de notre patrimoine culturel n’ont pas eu d’héritiers. Leurs arts ont disparu entraînant la disparition quasi-totale de notre patrimoine culturel. En son temps, l’Abbé Robert Téa, alors curé de la Paroisse Saint Jean de Kpapékou, s’était attaché les services du célèbre artiste Gnabo de Dagodio pour tenter de réagir à ce qui n’était encore qu’un appauvrissement de notre patrimoine culturel.
D’autres nostalgiques de ces arts qui sont communs à tous les villages de notre région, croient encore en leur résurrection et travaillent sans relâche dans ce sens. L’organisation des états généraux de la culture à Kpapekou, serait une véritable occasion de mettre en compétition tous les partenaires de la culture pour espérer réaliser le miracle, c’est-à-dire ressusciter notre patrimoine culturel.

La Décentralisation
Nos frères de la Diaspora ont toujours manifesté la volonté de participer à la vie de leur village, et cette volonté est encore plus visible aujourd’hui, car on le sait, ils ont à leur actif de nombreux dons qui donnent une impulsion particulière à la poursuite du développement de notre village. Nous savons qu’ils côtoient les personnalités les plus influentes des réseaux de développement durable à travers le monde, et peuvent de ce fait nous trouver des partenaires au développement. Nous avons donc décidé de leur accorder une place de choix dans la poursuite de nos objectifs fondamentaux. Dans cette optique, nous réserverions un poste de vice-président à la Diaspora. Cette innovation illustrerait notre volonté d’associer à la gestion de la MUDEK toutes les forces vives du village où qu’elles soient.
Tous ces projets qui s’inscrivent généralement dans le moyen terme sont à titre indicatif, tant il est vrai que nous sommes ouverts à toutes les initiatives privées et particulièrement à celles qui convergent vers le développement de notre village.
On ne le dira jamais assez, si la recherche des grands équilibres macroéconomiques et l’amélioration conséquente des agrégats macroéconomiques relèvent exclusivement de la compétence des pouvoirs publics, la multiplication des initiatives privées pour améliorer les indicateurs du bien-être social est largement à notre portée. C’est pourquoi j’appelle ici et maintenant tous les fils et filles de Kpapékou pour qu’ils s’investissent dans la lutte que nous allons conduire, car c’est ensemble que nous pourrions faire mieux.
Vive Kpapékou uni et solidaire!
Vive la MUDEK!
Je vous remercie !