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17/01/2018

Ambroise Kessié (PDG du Groupe Kessié) : « Mon livre est un appoint nécessaire à la politique de développement d’un secteur en souffrance »






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Annoncé depuis quelques temps, le second livre d’Ambroise intitulé « Les réalités de l’hôtellerie et du tourisme en Côte d’Ivoire » est enfin disponible comme l’atteste la remise officielle à l’auteur par la maison d’édition, rapportée par les réseaux sociaux. En pleine préparation de la dédicace qui est imminente, l’auteur a bien voulu s’adresser aux filles et fils du Gô. Dans cette interview exclusive, il parle de son livre et des circonstances de sa publication.

Nous avons appris sur les réseaux sociaux que votre second livre sera bientôt sur le marché. Est-ce à dire le PDG du Groupe Kessié est devenu écrivain par la force des choses ?
Je l’ai déjà dit dans l’avant-propos de ce livre et au risque de me répéter, je dis encore aujourd’hui qu’un homme digne de ce nom, c’est celui qui a l’obligation morale d’écouter les autres et d’analyser leurs propositions. C’est vrai que je suis arrivé dans le cercle des écrivains accidentellement, je voulais partager mes expériences de la vie professionnelle avec des candidats à l’entrepreneuriat en général et les Jeunes en particulier. Je me suis assigné cette mission pour me rendre utile à mon entourage, mais je n’avais pas prévu de continuer sur cette lancée. J’ai fait l’agréable constat que le coup d’essai a été un véritable coup de maître. Je suis heureux que cet ouvrage soit considéré par de nombreux compatriotes comme un manuel de travail. On ne peut pas bouder un tel plaisir, je ne pouvais donc pas décliner l’offre de ceux qui me demandaient de ne pas m’arrêter en si bon chemin. Vous comprenez donc la raison essentielle de l’intervention de mon second livre. A cette raison, il faut ajouter ma volonté de passer au peigne fin toutes les réalités d’un secteur où je suis encore nouveau, où je dois affûter mes armes pour prendre ma place et la mériter, le secteur de l’hôtellerie. En réalité, quand on parle de l’hôtellerie, on fait inéluctablement allusion au tourisme dans la mesure où les deux secteurs sont indissociables. Ici, je voudrais interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité des réformes qui commandent la relance indispensable d’un secteur en déclin. Par ces temps d’incertitude, l’environnement macroéconomique est morose et la recherche des grands équilibres ne laisse aucun répit aux pouvoirs publics qui ont le devoir régalien de s’en charger. Aussi, est-il important pour un citoyen de faire sa part dans une telle mission, c’est-à-dire offrir à l’Etat sa contribution citoyenne qui serait un appoint indispensable à la politique d’amélioration des agrégats macroéconomiques et des indicateurs du bien-être social. Je pense que mes actions s’inscrivent dans ce cadre.

Fondateur d’établissements scolaires, entrepreneur en bâtiment, commerçant, producteur agricole, viticulteur dans l’Hexagone, hôtelier ; vos titres se multiplient mais ne semblent pas vous satisfaire quand on vous retrouve encore dans le cercle des écrivains. Le PDG du Groupe Kessié serait-il à la recherche de la gloire ?
Je pars du principe que le travail est une institution de Dieu, c’est lui qui inspire ses enfants en usant de sa souveraineté qu’il manifeste comme il l’entend. Tous ceux qui prospèrent ici-bas ne sont que des instruments que le Seigneur utilise pour que sa gloire éclate sur terre. N’ayant aucun mérite particulier, ils ont donc tort de s’attribuer une gloire qui devrait lui revenir. Je le dis, étant conscient de ce que je ne suis qu’un simple instrument aux mains de l’Eternel, je n’ai jamais cherché à résister à sa volonté. Il est le maître des temps et des circonstances, il passe par nos semblables pour se manifester dans notre vie. Celui qui écoute le dernier de la société obéit implicitement à Dieu, tel est l’enseignement qui nous invite à l’humilité, au respect et à l’écoute d’autrui. Je n’étais qu’un modeste enseignant que l’école de la vie a formé. Sur mon parcours, j’ai eu de nombreux conseillers, ceux-là même qui m’ont donné les grandes orientations de la vie professionnelle, ce sont donc les artisans cachés de ce qu’on considère aujourd’hui comme une réussite sociale. Ces hommes et ces femmes auxquels je voue une admiration particulière, sont des canaux de bénédiction que Dieu a bien voulu mettre sur mon chemin pour que je passe de l’aventure à l’assurance de ma vie. Fort de cet enseignement, j’écoute tout le monde, j’analyse toutes les propositions qui me sont soumises et je retiens les meilleures pour me conformer à un passage biblique qui nous exhorte à examiner toutes choses et de choisir ce qui est bon. Vous avez cité des titres que Dieu a bien voulu me donner et qui me satisfont, mais aussi longtemps qu’il m’accordera la grâce d’ajouter une corde supplémentaire à mon arc, je n’hésiterai pas un seul instant, car j’ai pris l’engagement d’avancer au rythme de Dieu qui est au centre de toutes les activités professionnelles.

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Que diriez-vous à ceux qui ont une mauvaise lecture de votre dynamisme affirmé et qui pensent que vous vous livrez à une course effrénée aux intérêts immédiats ?
Un leader d’opinion est toujours exposé à des critiques qui peuvent être virulentes par moments. Je ne suis pas étonné quand certains analystes ont une lecture erronée ou tendancieuse de mes actions. Aussi louables soient-elles, ces actions peuvent susciter les interprétations les plus folles, les plus grotesques, qui n’engagent que leurs auteurs. Me fondant sur la justesse de mon combat, je suis condamné à la tolérance de certains propos discourtois ou de certains jugements rapides visant à jeter l’opprobre sur moi. Ceux qui me connaissent vraiment savent mon rapport avec l’argent que je considère comme un simple numéraire destiné à faciliter les transactions entre les agents économiques. Ce n’est pas dans le cercle des écrivains qu’on cherche à s’enrichir, et c’est d’autant plus vrai les recettes de mon premier livre sont insignifiantes face aux investissements qu’il a occasionnés, mais la satisfaction morale qu’il me procure est inestimable. D’abord, son prix de vente étant trop bas, il ne pouvait pas permettre une bonne marge bénéficiaire, mais j’ai décidé de me résoudre à cette réalité pour le rendre accessible à tout le monde, même aux plus démunis de la société. C’est un choix singulier que j’assume en toute responsabilité. Moi, j’ai une vision qui transparaît dans mes actions, je veux me rendre utile à mon pays. Je suis entre autres opérateur du secteur de l’hôtellerie où l’Etat doit faire face à d’importants défis, je pense qu’il est du devoir de tous les hôteliers de faire un inventaire des lieux pour identifier tous les obstacles au développement de ce secteur. C’est ce que j’ai fait et je me félicite d’avoir été félicité par d’éminentes personnalités de ce pays qui ont eu le privilège de diriger ce département ministériel, notamment le Ministre Coulibali Adama Nibi Zana qui m’a honoré en acceptant de préfacer mon livre et en manifestant sa volonté de s’impliquer dans la dédicace que nous préparons sereinement.

Lors de la remise solennelle de ce qui s’annonce comme un best-seller par l’éditeur, vous avez appelé les filles et fils du Gô à s’impliquer dans ce que vous croyez être un événement exceptionnel. Y a-t-il une raison profonde à un tel appel ?
La raison est toute simple, les filles et fils du Gô sont mes premiers partenaires dans toutes mes actions, et leur soutien ne m’a jamais fait défaut. C’était vrai pour la dédicace de mon premier livre dans la salle polyvalente de la Radio Municipale qui était devenue exigüe pour la circonstance, c’était encore plus vrai pour l’inauguration du complexe hôtelier Le Nouveau Fromager qui avait drainé du monde, donnant ainsi un caractère particulier à cette grande fête. Je voudrais réitérer mes remerciements à ceux que je considère comme la composante la plus importante de ma dynamique, et leur exprimer ma sincère gratitude. Ils n’ont pas arrêté de m’appeler depuis la remise officielle de ce livre pour me féliciter et surtout pour s’informer sur l’organisation pratique d’un événement qu’ils considèrent comme le leur. Ce livre qui retient l’attention des professionnels de l’hôtellerie qui ont eu le privilège de l’avoir avant la dédicace, ne me procurerait aucune satisfaction morale si mes parents que je considère comme mes premiers partenaires venaient à ne pas s’impliquer dans la réussite de sa dédicace. Même d’excellentes recettes ne suffiraient pas à compenser cette situation que je jugerais dramatique. Encore une fois, le prix revu à la baisse permettrait à ces honorables invités de se le procurer.

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Quand bien même vous avez beaucoup d’admirateurs en France et peut-être dans certains pays, vous vous obstinez à distribuer vos livres exclusivement en Côte d’Ivoire. Comment comptez-vous prendre en compte les préoccupations de cette catégorie de lecteurs ?
Un éditeur de l’agglomération parisienne s’intéresse à la distribution de ce livre dans son réseau à travers le monde. Mon éditeur local est en contact avec lui pour étudier la faisabilité d’une telle démarche commerciale et son opportunité en termes d’intérêts. Je pense que nous parviendrons à nous entendre et le moment venu, nous organiserons conjointement une grande dédicace dans la capitale française pour réagir efficacement aux préoccupations de ceux qui me font l’amitié d’exiger sur les réseaux sociaux la distribution de mes ouvrages sur le territoire français. En dehors de cette priorité, une autre légitime ma décision d’aller à la conquête des lecteurs étrangers. Des opportunités d’affaires que nous avons tendance à négliger dans notre pays peuvent être saisies par des investisseurs étrangers, comme ce fut le cas d’un complexe hôtelier qui tombait en ruine sous les yeux de son propriétaire qui n’avait pas les moyens de le réhabiliter. Il a fallu rechercher en ligne un partenaire européen qui a financé la réhabilitation pour que cet établissement retrouve son lustre d’antan. Mon livre est un véritable plaidoyer pour un secteur en souffrance, il y aurait donc des oreilles attentives dans les pays où il serait distribué, et ce serait une véritable aubaine pour notre pays qui est confronté à de nombreux défis dans ce secteur.

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