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21/04/2017

Tous à Gagnoa pour la dédicace d'un livre inédit

Monsieur Ambroise Kessié, PDG du Groupe Kessié, sera dans la Capitale de la Région du Gôh, le samedi 29 avril 2017 pour participer à la seconde étape de la dédicace de son livre intitulé "Entrepreneuriat:Quand les idées se substituent au capital", organisée par les Editions Paix et Développement. Cette grande fête qui rassemblera tous les Gognoa, aura lieu dans la Salle Polyvalente de la Radio Municipale de la ville à partir de 9h30. Dans cette interview qui intervient à environ une semaine de l'événement, il parle de son organisation et dévoile un secret, la publication très prochaine de son second livre.


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Monsieur l’auteur, vous êtes un valeureux fils de Gagnoa, une région qui ne jure que par vous, pour votre parcours professionnel exceptionnel, mais aussi pour votre arrivée inattendue dans la cour des grands, marquée par une performance plutôt rare dans le monde des affaires. Quel sens donnez-vous à la seconde étape de la dédicace de votre livre qui intervient à Gagnoa ?
Je ne dirais pas que toute la région de Gagnoa ne jure que par moi pour si peu, mais j’avoue que je dois tout à ma région natale qui m’a tout donné, et je trouve tout à fait normal que les succès relatifs que j’ai pu arracher de haute lutte soient un motif de satisfaction pour les miens. C’est ici que j’ai fait mes premiers pas d’enseignant et mes premières armes. C’est aussi ici que mes ambitions les plus importantes sont nées, même si elles ont été réalisées ailleurs. La dédicace d’un ouvrage qui retrace tout mon parcours professionnel est pour moi la meilleure occasion de communion fraternelle avec tous mes parents du Gôh qui ont été les témoins oculaires de ce qui n’était qu’une aventure au départ. J’aurais dû commencer par Gagnoa pour accorder la primeur de cette fête à ma région natale, mais j’ai préféré commencer par la Caistab du Plateau pour la première étape. Je compte mettre les enseignements de cette première étape à profit pour assurer la réussite de la seconde qui a lieu ici, devant mes parents. A plus d’une semaine de l’événement, des parents, amis et connaissances sont à la tâche pour garantir le succès escompté. Des spécialistes de la mobilisation sont sur le terrain pour relever le défi dans ce sens. Pour moi, il s’agit d’une véritable communion fraternelle, c’est pourquoi j’invite tous les fils et filles de la Région du Gôh à s’y impliquer, car c’est d’eux que dépend la vraie réussite.

Vous parlez de défi, est-ce à dire que vous attendez davantage de ce rendez-vous de Gagnoa ?
Oui, pour être honnête j’avoue que la première étape d’Abidjan a été un coup d’essai. Malgré les importants investissements qui y ont été consacrés, je n’attendais pas grand-chose de ce rendez-vous de l’amitié et de la confraternité, surtout que c’était à une période critique, c’était à une échéance électorale nationale marquée par la mobilisation de l’opinion nationale pour cet événement singulier. Quatre mois après, toutes les composantes de la dynamique du Groupe Kessié sont unies autour de Madame Séry Sarah, DG des Etablissements Kessié pour donner une note particulière à cette fête qui s’annonce belle au regard de sa préparation qui donne déjà des signes de frayeur, annonciateurs du succès qui serait la juste récompense de tous ces efforts qui fusent de tous les horizons de ce groupe qui est en réalité une famille où l’on cultive l’amour, la solidarité, la fraternité et la concorde. Les membres les plus influents de mon réseau relationnel ont annoncé leur participation à cette fête. Je n’ai plus droit à l’erreur au vu des enjeux qui sont aisément perceptibles. Voilà le vrai défi, mais je pense qu’il est à notre portée, nous pouvons le relever. A en croire les réalités du terrain, nous pouvons être sûrs de notre coup. Des voix s’élèvent déjà parmi les cadres les plus représentatifs de Gagnoa pour prédire la réussite de cette communion fraternelle. Cette rencontre serait pour moi l’occasion d’échanger directement avec mes parents pour mieux cerner leurs préoccupations et les intégrer dans mes prochaines actions au profit des populations de Gagnoa.

L’homme d’affaires qui est jusque-là préoccupé par ses propres intérêts, parle enfin de ceux des populations de sa région natale. N’est-ce pas Monsieur Kessié ?
Je sais d’où je viens, et Dieu qui a illuminé mon chemin demeure ma meilleure source d’inspiration, il m’a appris à partager avec le prochain. Je dois mon sens du partage à l’Eternel Dieu des Armées et c’est pourquoi en toutes choses je privilégie la manière. La Bible nous enseigne que si la main droite donne, la main gauche ne doit pas le savoir. A quoi me servirait-il de me répandre sur la place publique pour avoir apporté une aide ponctuelle à un frère ? Ceux qui me connaissent savent bien que j’affectionne la discrétion, simplement parce que je ne suis pas à la recherche d’un quelconque dividende à travers mes actions, mais plutôt à la conformité de ma personne avec les écritures saintes. Pendant longtemps, j’ai répondu à l’attente de mes frères et sœurs de Gagnoa à titre purement individuel, et le temps m’a permis de constater que m’occuper de la minorité qui m’approche n’est pas la meilleure façon d’apporter une aide durable à cette bonne frange de la population active du Gôh qui est de plus en plus dynamique et qui espère une assistance matérielle ou financière d’un éventuel bienfaiteur pour démarrer une petite activité qui déboucherait à la longue sur une grande. Aussi, ai-je décidé d’aider désormais les candidats à l’auto-emploi organisés en coopérative. Certains dossiers ont déjà été traités et les promoteurs s’en réjouissent actuellement, pendant que d’autres sont en instance et bénéficient d’une analyse minutieuse de la part de nos experts. Par expérience, je sais que la meilleure façon de combattre la pauvreté, c’est former ses propres soldats, c’est-à-dire permettre à la majorité de la population active d’accéder à un emploi stable et relativement bien rémunéré. A défaut de trouver des postes disponibles à des postulants qui n’ont pas toujours le profil que nous exigeons dans les entreprises de notre groupe, nous aidons d’une manière ou d’une autre à leur réussite dans l’expérience de l’auto-emploi. Les nombreux bénéficiaires de notre politique générale d’assistance à l’entrepreneuriat sont là, certains veulent rendre leur témoignage à l’occasion de cette dédicace, sûrement pour édifier les autres et les inviter à suivre leurs traces, mais nous ne les y obligeons pas.

Les artistes les plus célèbres de la Région du Gôh sont déjà prêts pour cet événement capital, précédé par des actions sociales venant de certaines ONG spécialisées dans l’amélioration des indicateurs du bien-être social. S’agit-il d’une grande première dans la région ?
Gagnoa est ma région natale, j’y compte beaucoup d’amis qui se sentent interpellés par cette fête qu’ils considèrent comme la leur. Ils ont pris l’engagement de s’impliquer dans son organisation pour me manifester leur amitié qui ne m’a jamais fait défaut, que ce soit dans les circonstances heureuses ou malheureuses. Cette option obéit à une logique, ils veulent être parmi les artisans de la réussite que nous attendons tous. Je les regarde dans leurs œuvres et j’avoue que je ne peux pas bouder le plaisir et l’honneur qu’ils me procurent ainsi. Les artistes de la région sont mes amis, nous nous fréquentons, et quand mon livre a été publié, ils ont eu la primeur de l’information. Le samedi 17 décembre 2016 à la Caistab du Plateau, ils étaient encore là pour me soutenir par leur prestation que le public avait appréciée à sa juste valeur. Ceux qui s’étaient illustrés agréablement sur la terre des Ebrié, n’auraient aucune excuse s’il leur arrivait d’être défaillants à Gagnoa, sur leur propre terre. Je comprends donc l’engouement de ces artistes et celui des ONG qui voudraient profiter de notre tribune pour se faire connaître et surtout pour convaincre les populations de Gagnoa de la justesse de leur mission. Je suis heureux et honoré que des leaders d’opinion parmi les plus influents de la région aient décidé de s’associer à l’organisation de cette fête. Elle prend par là-même le caractère d’une fête administrative avec l’implication directe ou indirecte des pouvoirs publics locaux. La réussite de la fête serait totale si chaque invité se donnait les moyens de s’offrir ce manuel de travail avec la bénédiction de son auteur, et la dédicace aurait le sens d’une bénédiction que l’auteur donnerait aux différents lecteurs qui défileraient devant lui.

Vous qui n’aimez pas faire les choses à moitié, vous venez de vous engager dans un secteur d’activité où les réalités risquent de vous contrarier, car vous risquez de vous arrêter à un seul livre. En êtes-vous conscient ?
C’est vrai, vous me connaissez vraiment quand vous affirmez que je n’aime pas faire les choses à moitié. La réalisation d’un livre en marge de mes obligations professionnelles est un exploit, mais le rééditer dans des délais raisonnables était l’une des conditions de mon éditeur même si mon option (édition à compte d’auteur) lui était plus favorable. Pour ne pas m’arrêter en si bon chemin, j’avais prévu mon second livre en fin d’année, mais l’appétit venant en mangeant, je suis à la dernière partie de ce livre, une véritable surprise pour ceux qui ne me croient pas capable d'un second. Pour vous donner un bref aperçu de cet autre ouvrage, je dirais que j'ai planché sur la relance de l’industrie touristique qui commande la bonne marche de l’hôtellerie dans notre pays. J’ai touché du doigt tous les contours de cette importante question y compris la réaction efficace à la disparition du patrimoine culturel. Ce livre sera bientôt sur le marché, je suis en train de régler les derniers détails avec l’éditeur. Mais, on ne le dira jamais assez, la demande conditionne l’offre. Si mes deux premiers livres se comportent bien sur le marché, il n’y a pas de raison que d’autres ne suivent pas, mais dans le cas contraire, je serai obligé d’adapter mes ambitions aux réalités du marché. C’est surtout pourquoi je lance un appel fraternel à tous mes invités pour qu'ils prennent au moins un livre à cette dédicace, ce serait pour eux la meilleure manière de m’encourager dans ma nouvelle famille où j’ai d’ailleurs été bien accueilli.




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