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15/02/2017

Professeur Adama Diawara, l'agent de développement sans frontières

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Un agent de développement, c’est celui qui fait fi de ses convictions politiques pour mener des actions concrètes convergeant vers le développement d’une région même si ce n’est pas la sienne. Originaire du Nord, Adama Diawara, le conseiller du Président de la République chargé de l’éducation, de la formation, et de la recherche scientifique, se fait remarquer dans toutes les régions en appuyant les actions de développement venant généralement des mutuelles et autres outils de développement animés par leurs fils.
C’est donc dans cette optique qu’il a accepté d’être le parrain du Festival des Arts et de la Culture du Guémon (Festival Ablidé), organisé par Waraprod, une structure de production spécialisée dans l’assistance des artistes en général et de ceux du Guémon en particulier. Cette grande fête qui a mobilisé les autorités les plus représentatives de ce département a commencé le vendredi 10 pour prendre fin le samedi 11 février. Offrant aux populations de Facobly une occasion inespérée de renouer avec les masques et les différentes danses qui font la richesse de la tradition Wé. Aux dires des organisateurs, le parrain qui est aussi le secrétaire national à l’éducation nationale et à la recherche scientifique du RDR, a été le principal financier de ce grand rendez-vous de la culture pour apporter la preuve qu’avant d’être une personnalité politique, il est un agent de développement, ce qui suppose qu’il a l’obligation de franchir les frontières de sa famille politique pour être un soutien déterminant des outils de développement à travers le pays.
Dans son discours qui a été très apprécié, il a donné les raisons de son engagement auprès des développeurs régionaux. « Même si les pouvoirs publics ont l’apanage de la recherche des grands équilibres macroéconomiques, les initiatives privées qui sont des appoints nécessaires aux actions du Gouvernement, doivent œuvrer au moins pour l’amélioration des indicateurs du bien-être social », a dit le parrain pour exhorter ses filleuls à plus de dynamisme. Poursuivant, le Professeur Diawara Adama, le premier responsable de la physique de l’atmosphère en Côte d’Ivoire, a dévoilé le sens réel de son combat qui l’a rapproché des fils du Guémon. Pour lui, à une période exceptionnelle où le discours politique national tourne autour de la relance des potentialités de croissance pour résister à la crise économique mondiale qui est plus durement ressentie dans les pays en voie de développement, les Ivoiriens doivent être plus imaginatifs pour suppléer à l’Etat là où son action s’avère inefficace ou insignifiante. La culture étant le levier de l’industrie touristique, investir dans la revalorisation du patrimoine culturel, c’est le meilleur moyen de relancer cette potentialité de croissance qui contribuait par le passé à renflouer les caisses de l’Etat, et dont l’essoufflement a aggravé le marasme que connaît l’activité économique nationale. Convaincu que la culture est le meilleur facteur de rapprochement des peuples, il a suggéré aux organisateurs d’être plus dynamiques aux prochaines éditions, en invitant des promoteurs de la culture des autres régions afin qu’ils s’inspirent du modèle du Guémon pour combler d’éventuelles insuffisances.
Pour terminer, le parrain qui est désormais un fils du Guémon, a pris l’engagement d’assurer la large médiatisation de cette belle fête pour provoquer un sursaut d’orgueil dans les régions où le patrimoine culturel disparaît sous les yeux des populations qui se sentent incapables d’y réagir, comme pour monter qu’elles avouent leur incapacité à gérer le riche héritage de leurs ancêtres. Il est encore attendu dans les prochaines semaines dans le Gô. Force est de reconnaître que par son combat le Professeur Diawara prépare le terrain de la vraie réconciliation que tous les Ivoiriens appellent de tous leurs vœux.

Commentaires

un scientifique qui n'a rien à voir avec la culture se bat pour la culture, alors que les littéraires dorment. Merci professeur pour votre combat.

Écrit par : Gnaoré Alexandre | 15/02/2017

Professeur, dans notre région la tradition se meurt, viens à notre secours. dans le Guémon, ça va un peu, ils se battent assez bien déjà.

Écrit par : Tougnon Laurent | 15/02/2017

C'est Dieu qui va vous bénir pour tout ce que vous faites pour remédier à la disparition du patrimoine culturel de notre pays à travers votre noble combat dans les régions.

Écrit par : Titi Raymond | 15/02/2017

on a besoin de cadres ouverts comme Professeur Diawara. Que Dieu bénisse cet agent de développement.

Écrit par : Fofana Mamadou | 15/02/2017

Vous êtes un homme béni, vous qui êtes du Nord et qui pensez à vos parents de l'Ouest. Vous êtes vraiment un agent de développement sans frontière, si tous les hommes politiques se comportaient comme vous, on n'en serait pas là. Que Dieu vous bénisse!

Écrit par : Kriwa Anatole | 15/02/2017

Ne vous limitez pas à la culture, un homme qui a faim n'est pas un homme libre. Ici dans le Gô, nous avons faim, il faut nous soutenir dans les cultures vivrières, le reste peut attendre, car c'est quand on est rassasié qu'on a le courage de danser.

Écrit par : Krouba Marthe | 15/02/2017

Nous sommes habitués à ceux qui ne s'occupent que de leur région où des militants de leur parti. C'est la première fois qu'un cadre du Nord pense au développement d'une autre région. Bravo Professeur !) Gg

Écrit par : Gnali Valérie | 15/02/2017

Koro, on t'attend à Gôzô, ya pas drap, ya pas l'homme pour toi.

Écrit par : Gopré fils | 15/02/2017

Merci, Professeur!
On en était au bord de l'abîme du désespoir quant à la possibilité de recollage du tissu social tant pulvérisé dans ce pays si cher à chacun, mais où depuis bientôt une décennie on se regarde le coeur meurtri,comme des ennemis millénaires, comme des ennemis éternels. Et pourtant ce n'était ni irréversible, ni impossible de nous retrouver, de retrouver les uns ds les regards des autres (pourvu qu'on veuille se regarder pour se voir )ce qu'on était ensemble en réalité, ce qu'on n' a jamais cessé d'être vraiment. Le Professeur Diawara vient là de donner la preuve que ce à quoi tend tout peuple, ce à quoi s'attend tout peuple de la part de ses élus ou porte-parole n'est rien d'autre que le bien être et la tranquillité d'où que cela provienne. C'est ça le pragmatisme. Il existe donc encore ds notre pays des hommes politiques qui ont pour vocation la dignité humaine, heureusement.
Que Dieu continue de guider vos pas vers votre vocation!
Encore merci, Professeur, pour l'acte que vous venez d'accomplir ds le Guémon! Vous venez de marquer tous les esprits de vos compatriotes.
C'était le petit mot du bonheur de l'artiste Michel Bohiri

Écrit par : Michel Bohiri | 15/02/2017

Le Pr Adama Diawara dans le Guémon avec tact, au-dessus de tout et avec tous pour un seul but: l'oubli et les RETROUVAILLES.
Chapeau bas, Professeur!

Écrit par : Michel Bohiri | 16/02/2017

J'ai du mal à réaliser qu'un cadre du RDR regarde autour de lui et fait des heureux sur son passage. Or donc le RDR n'est pas le nid de la méchanceté, de l'égoïsme et de la violence. Avec ce témoignage, nous savons désormais que ce sont les autres qui communiquent mal, ternissant l'image d'un parti qui a des vertus cachées.

Écrit par : Augustin Kouadio | 16/02/2017

Je suis née dans un village de la S/P de Ouragahio. Ma famille a été sincèrement adoptée. J'ai un oncle dans la chefferie traditionnelle. Je pense que qu'il n'y a pas un peuple plus hospitalier que les Bété qui sont marginalisés à partir de quelques préjugés. Professeur, que Dieu vous donne les moyens de poursuivre cette expérience dans le Gô, vous y trouverez des frères et sœurs différents de ceux que les délateurs vous présentent.

Écrit par : Dosso Alimata | 16/02/2017

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