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15/06/2014

Adressse de Docteur Joachim Gballou, nouveau président de la MUDEK

Honorables Membres du Conseil Supérieur de la Chefferie;
Messieurs les Membres du Comité Ad hoc;
Chers frères et sœurs;
Mesdames, Messieurs;
Ensemble, nous pouvons faire mieux. J’y crois fermement, surtout que vous venez de me donner la preuve irréfutable que vous vous inscrivez dans cette vision, par votre mobilisation exceptionnelle qui fait mentir ceux qui avaient prédit l’échec de ce grand rendez-vous de la convivialité, par ce plébiscite qui sanctionne un scrutin dont les enjeux demeurent même s’ils sont minimisés par une minorité d’électeurs qui n’ont peut-être osé répondre malheureusement à l’appel du devoir, et par votre discipline qui a aidé au déroulement impeccable de ce scrutin.
Je voudrais vous adresser mes sincères remerciements pour avoir choisi de m’accorder vos suffrages. Mes remerciements vont d’abord au Comité Ad hoc qui a vaincu toutes les difficultés de sa mission pour réaliser ce qui n’était qu’un rêve au regard de ces difficultés, le renouvellement du Bureau Exécutif de la MUDEK par la voie des urnes, alors que des voix s’étaient élevées plus tôt pour protester contre cette option sous prétexte qu’elle entraînerait la division.
Je sais combien vous avez souffert pour tenter d’obtenir du bureau sortant au moins un bilan moral et financier qui éclairerait la lanterne des uns et des autres. Je sais combien vous avez défilé chez le président sortant pour le convaincre d’assumer ses responsabilités en remédiant au blocage de la structure qu’il avait librement choisie de diriger. Guidés par le bon sens, vous vous êtes même permis de solliciter la médiation du doyen des cadres du village. Je sais combien cette mission vous faisait courir, ruinant vos ressources physiques, morales et financières. Jamais une mission extra-professionnelle n’a été aussi pénible, aussi stressante et aussi coûteuse. Mais après tous ses sacrifices qui ont illustré votre attachement à votre village, vous recevez en ce jour béni votre récompense, car c’est à vous que je voudrais offrir cette victoire pour votre loyauté, votre intégrité, votre abnégation, et surtout votre dynamisme. Je sais aussi que vous avez payé au prix fort la rançon du choix, puisque des marginaux ont tenté de porter atteinte à votre honorabilité. Oui, vous avez été exemplaire et cette exemplarité est à l’origine de ma motivation. Je voudrais vous emboîter le pas, c’est-à-dire donner le meilleur de moi-même à mon village comme vous.
Honorables Membres du Conseil Supérieur de la Chefferie, mes remerciements ne suffiront pas pour réagir à votre neutralité dans des circonstances particulières où la tentation aurait pu l’emporter. Face au culte de la personnalité et au trafic d’influence, vous avez opposé la sagesse et la fermeté. Vous êtes les vrais souverains de Kpapékou, et si votre souveraineté ne s’était pas manifestée dans la gestion des conflits liés à ce scrutin, nous n’en serions pas là. Les événements malheureux du 1er juin au Baron de Yopougon avaient été perçus comme des signes avant-coureur de l’escalade de la violence dans un environnement qui se veut fraternel, mais vous avez pesez de tout votre poids pour ramener la paix entre des frères qui plus est sont originaires d’un village qui a une longue tradition de la paix. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes tous situés sur les véritables attributions des souverains que vous êtes. Puisse Dieu vous assister dans l’exercice de vos fonctions pour le règne de la paix, de la justice, et de la solidarité, ces valeurs du progrès qui sont partagées par tous les Kpapa dans leur diversité.
Vous tous qui avez renoncé résolument à un jour de travail pour vous impliquer dans le déroulement de ce scrutin, je voudrais vous exprimer ma gratitude. Vous avez fait le bon choix de devenir ainsi des témoins de l’histoire que personne ne peut falsifier au risque de se livrer à la risée publique.
Vous qui résidez à Abidjan et qui avez fait le déplacement du village pour donner une note particulière à ce qu’il convient d’appeler une fête, sachez que je suis honoré par cet engagement ponctuel avec ses incidences financières que vous supportez par ces temps d’incertitude absolue. Je voudrais vous rassurer que j’ai compris votre message et votre attente ne sera pas vaine.
Chers frères et sœurs, je l’ai déjà dit à une occasion solennelle et je le répète encore aujourd’hui, je voudrais être votre messager, votre serviteur, et c’est encore le même sentiment qui m’anime au moment je prends le relais des agents de développement qui m’ont précédé. On ne recherche le prestige dans sa propre maison, je ne veux donc pas me servir de la MUDEK pour obtenir des dividendes de quelque nature que ce soit, mais plutôt pour coordonner les actions de toutes les forces vives du village qui convergeraient vers son développement. Je vois bien que l’engouement suscité par ce scrutin est un motif de satisfaction pour moi, mais j’ose espérer que votre engagement ne s’arrêtera pas là, et qu’il m’accompagnera tout au long de ma mission, car c’est investi de votre pouvoir que je serai un grand président.
Dans mon discours-Programme publié sur les réseaux sociaux cette semaine, j’ai été très explicite. La liste de mes projets n’est pas exhaustive, puisque que je reste ouvert à toutes les initiatives privées compatibles avec les objectifs à atteindre. C’est le lieu de vous dire que vous serez désormais associés à la gestion du seul outil de développement de votre village, la MUDEK. La symbiose que nous recherchons doit reposer sur vos vertus personnelles. Vous comprendrez donc pourquoi je vous considère comme la composante la plus importante de la nouvelle dynamique de la MUDEK, mieux un capital que je m’emploierai à faire fructifier durant mon mandat.
Je voudrais lancer un vibrant appel à tous mes frères que les délibérations du Comité Ad hoc ont éloigné de la maison. Ce soir nous avons tous gagné et nous devons nous unir pour relever les défis qui résistent jusque-là aux hommes et au temps. S’opposer à une décision aussi légitime soit-elle se prête au jeu démocratique. Mais force est de reconnaître qu’il y a un temps pour s’opposer et un temps pour dépasser l’épreuve de l’opposition pour s’inscrire dans la vision qui peut garantir à notre village un avenir prometteur. Ici et maintenant, je leur tends la main pour qu’ils prennent leur place dans le processus de développement de notre village.
Aujourd’hui est un grand jour, je ne suis pas maître la joie qui m’habite quand je pense que je suis le premier responsable de la MUDEK, donc le levier du développement de Kpapékou. Mais j’ai conscience du poids de la responsabilité. En pensant à toutes les forces vives du village et en particulier à mes frères de la Diaspora qui ont déjà manifesté leur volonté de prendre une part active dans notre combat, je suis de plus en plus convaincu que « Ensemble, nous pouvons faire mieux » n’est pas un simple slogan mais une réalité qui se confirme au fil du temps.

Vive Kpapékou uni et solidaire !
Vive la MUDEK forte de ses innovations et de ses membres !
Je vous remercie !

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