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04/03/2010

Anthony Garou, un agent de développement par excellence

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En créant ce cadre d'échanges qui vise à influencer positivement le développement de notre région, nous voulons que certains exemples de réussite édifient les cadres qui ont l'humilié d'apprendre aux côtés de ceux qui ont déjà réussi. Or, Anthony Garou qu'on ne présente plus dans la région du Fromager, tant il est célèbre, est notre cible de ce mois. Loin de nous l'intention de vanter ses mérites, nous voulons simplement inviter ici et maintenant, les autres cadres à suivre ses traces, le développement de notre région étant à ce prix.

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02/03/2010

Madame Solange Tohouri Aziallo sur les traces de son regretté époux

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Quand son mari Marcel Aziallo fondait les cours sociaux d’Abobo en 1985, il avait certainement d’autres ambitions que celles de contribuer à relever d’importants défis pour donner au système éducatif national une nouvelle performance, comme pour appuyer les pouvoirs publics dans cette mission capitale.
Très vite, celui qui comptait sûrement s’enrichir en comptant exclusivement sur ses capacités intellectuelles et son dynamisme mis au service de l’entrepreneuriat, découvrit les réalités impitoyables du secteur d’activité qu’il venait de choisir conformément à sa compétence. Témoin de la misère telle qu’elle sévissait dans certaines familles, ce jeune fondateur s’était retrouvé face au douloureux choix à faire entre l’argent et les relations humaines, tant il est vrai que d’excellents élèves prédestinés à un bel avenir, ne pouvaient pas supporter les frais de scolarisation, leurs parents étant démunis.
Renonçant à une part importante de ses recettes pour faire du social là les autres privilégient généralement l’argent, Marcel Aziallo était devenu le fondateur le plus célèbre grâce à sa générosité, se permettant même d’accorder des bourses d’études aux déplacés de guerre, fuyant les atrocités de la moitié Nord du pays. Les plus proches collaborateurs de ce vagabond de la charité affirmaient que Solange Aziallo, son épouse, était au cœur de toutes les actions sociales qui ont assuré la célébrité d’un homme qui n’écoutait que son cœur.
Après la disparition de son époux, elle vient de créer une fondation qui porte d’ailleurs le nom de l’illustre disparu, pour institutionnaliser ces actions qui font le bonheur des couches sociales les plus défavorisées. A travers la Fondation Internationale Marcel Aziallo, Solange Tohouri Aziallo veut poursuivre et au besoin améliorer l’œuvre qui immortalise son regretté époux, en se mettant résolument au service de l’enfance en général et de l’enfance déshéritée en particulier.
Elle use de son réseau relationnel pour répondre à l’attente des enfants d’âge scolaire qui n’ont pas les moyens de poursuivre leurs études, et qui sont devenus par la force des choses des innocentes victimes de la situation sociale de leurs parents.
Les handicapés qui viennent de la célébrer le 20 février dernier à Cocody, en présence du premier magistrat de cette commune, n’oublieront pas de si tôt les bienfaits d’une dame qui est engagée à leurs côtés depuis des années, et qui offre toutes ses chances à ceux qui parmi eux, sont désireux de braver leurs conditions sociales pour le moins misérables, pour étudier et s’assurer un avenir.
Les animateurs de cette fondation parcourent les contrées lointaines sous l’impulsion de leur présidente, pour s’imprégner des réalités très peu connues des pouvoirs publics. Aussi ont-ils l’habitude de réagir à ces maux les plus profonds de société sous la contrainte de leur budget qui du reste s'avère insignifiant, car provenant des revenus d’un individu, Madame Solange Tohouri Aziallo, présidente-fondatrice de cette institution philanthropique, qui est d’ailleurs à la recherche de partenaires ayant la même mission.
Mieux qu’une simple institution, la Fondation Internationale Marcel Aziallo, au regard de sa vocation, est un partenaire privilégié du système éducatif public, qui s’est spécialisé dans la lutte contre l’analphabétisme. C’est pourquoi il serait souhaitable que le ministère de l’éducation nationale lui fasse confiance, et lui alloue une subvention, en puisant dans les fonds des différents projets qu’il gère et qui sont compatibles avec la mission de cette nouvelle fondation.
L’UNESCO qui poursuit les mêmes objectifs, est implicitement interpellée et devrait réagir immédiatement, notamment en accordant des bourses d’études à cette catégorie d’élèves, par le biais de la fondation. C’est le lieu de féliciter Mme Solange Tohouri Aziallo, investie de cette noble mission, car en sa qualité d’agent de développement, elle fait honneur à la Région du Fromager. Originaire de Gnagbodougnoa, donc du canton guébié, elle a vite compris le discours politique national qui tourne autour de l’initiative privée. Force est donc de reconnaître que l’amélioration de certains indicateurs du bien-être social n’est pas l’apanage des pouvoirs publics. Cette fondation qui œuvre pour l’amélioration du taux de scolarisation en est la parfaite illustration.