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03/02/2010

Criwa Zéli s'en est allé, le Fromager pleure l'un de ses valeureux fils

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On ne le savait pas malade, car il vaquait tranquillement à ses occupations, minimisant la fatigue consécutive à de pénibles journées de travail. Criwa Zéli, le nouveau président de l’UNJCI, élu il y a seulement 9 mois, puisait dans ses ressources morales pour concilier sa fonction de journaliste (chef de rubrique) et celle plus contraignante de premier responsable de cette structure nationale. Il s’était donné le devoir de réaliser au cours de son mandat des projets révolutionnaires, notamment l’assurance maladie de ses pairs. La politique générale de ce serviteur infatigable de cette noble corporation était essentiellement axée sur la prise en charge efficiente de ses membres pour une nette amélioration de leurs conditions vie et de travail. Ses prédécesseurs qui avaient peut-être peur de s’engager dans des projets difficilement réalisables au cours de leur mandat, saluent aujourd’hui l’avènement d’une équipe collégiale et dynamique qui avançait sûrement grâce aux ambitions d’un président intrépide et refusant de reculer devant le poids de la responsabilité.
Oui, Criwa Zéli annonçait des ambitions qui paraissaient quelquefois démesurées au regard des moyens dont il pouvait disposer en comptant sur toutes les sources de financement de sa structure, mais il y croyait toujours. Car pour lui, limiter les revenus extra d’une personne physique ou morale, est assimilable à la résignation.
Le temps lui donnait toujours raison, il parvenait presque toujours à des solutions idoines. En si peu de temps, il a réalisé des exploits inattendus, édifiant par là même ceux qui avaient la malchance de limiter leur dynamisme à des actions insignifiantes. Tous ses collaborateurs auront beaucoup appris auprès de lui, car ils étaient à l’école de la vie où celui qu’il convient d’appeler leur maître, leur transmettait des connaissances qui leur seront utiles tout au long de leur carrière professionnelle.
Celui qui au départ, passait inaperçu dans ce milieu où l’on règne par sa plume et par ses relations, aura donné le meilleur de lui-même pour exprimer son amour de la profession qu’il a librement choisie. Il aura cultivé des valeurs qui résisteront encore à l’épreuve du temps et à celle des hommes. C’est donc d’un immortel qu’il s’agit.
Oui, l’œuvre de ce valeureux fils du Fromager l’immortalise, comme elle alourdit la tâche de ses héritiers qui ont désormais l'insigne devoir de la poursuivre et au besoin de l’améliorer.
Homme de devoir, Criwa Zéli voulait donner au journaliste sa notoriété compromise par des attitudes indignes de certaines brebis galeuses de cette noble profession, il voulait redorer l'image de sa corporation.
Il était en négociation avec le patronat pour que ce travail difficile et contraignant soit rémunéré à sa productivité marginale conformément à la fameuse loi microéconomique qui stipule que tout facteur de production doit être rémunéré à sa productivité marginale. Cette victoire qui est presque acquise, augmenterait le pouvoir d’achat du journalisme et le mettrait à l’abri du besoin, la meilleure façon pour lui de préserver sa dignité. Au total, celui que toute la presse nationale pleure aujourd’hui n’était pas qu’un seul simple informateur, mieux il était le catalyseur de la lutte pour l’amélioration du bien-être social des agents de la presse. C’est donc un véritable combattant de la liberté qui s’en est allé.
Ce grand professionnel accordait une partie de son temps à sa région natale. Car, on le sait, il était à tous les grands rendez-vous du développement que tous les fils du Fromager appellent de tous leurs voeux. Il était très attaché aux siens. Il pleurait avec ceux qui pleuraient et se réjouissaient avec ceux qui se réjouissaient. On s'en souvient, il s'était impliqué particulièrement dans l'organisation des obsèques de la mère de son cousin Arsène Sibailly. Le blog "Les mouvements du Fromager" présente ses condoléances à toute la presse nationale ainsi qu’à sa famille.

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