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30/01/2010

Lettre ouverte à Noël Badi, Président du Sporting Club de Gagnoa

Monsieur le Président et cher frère,
Après avoir relevé d’importants défis pour redonner à la direction régionale de l’éducation nationale de Gagnoa une nouvelle vitalité, te voilà dans une autre aventure, au chevet d’un grand malade qui n’attend que la mobilisation des fils du Fromager pour guérir.
En effet, le Sporting Club de Gagnoa, le seul club de l’Intérieur qui a pu être champion dans l’histoire du football ivoirien, est aujourd’hui malade de la politique générale des cadres de la région, qui affichent une indifférence totale à sa situation actuelle. Et pourtant, après avoir honoré la région par un brillant palmarès, il était en droit d’attendre que l’on manifeste la moindre gratitude à son égard. Aujourd’hui on a curieusement oublié que ce club nous faisait danser quand il arrachait des victoires précieuses à de grands clubs de la capitale, en l’absence de véritables moyens.
Les Koko Zirignon, les Soumaïla Savané, les Léon Gbizié, les Gahoudi Raphaël, les Brobéhi Gbaka, et hier les Théodore Zogbolou, nous avaient habitués aux victoires, même quand les circonstances ne pouvaient pas les permettre. Ces hommes d’honneur qui étaient pétris de talents et qui avaient un sens profond du devoir et de la responsabilité, nous ont conduits à être fiers de notre région, de son club qu’ils ont si bien défendu pendant longtemps.
Monsieur le Président et cher frère, je sais que ce n’est pas la première fois que ce grand club qui devrait être choyé pour ses mérites incontestables, quitte l’élite nationale pour se morfondre dans les méandres de la seconde division. La toute première fois, Arsène Sibailly, un fils de la région avait manifesté son attachement à ce qu’il considérait à l’époque comme le bien le plus précieux du patrimoine régional, en finançant de sa propre poche un encadrement technique impressionnant, dirigé par Yéo Martial, le plus compétent du pays.
Nous savons comment il avait été remercié par les «politiciens » de cette époque qui voyaient des ambitions politiques derrière ces investissements à fonds perdus, dans le seul but d’éviter le déshonneur à sa région. Nous avons aussi vu comment Colonel Kosséassé Oscar et ses amis se sont débattus vers la fin des années 90, pour éviter une autre descente aux enfers à notre club bien aimé. Nous nous souvenons encore des réunions qui étaient organisées à cet effet à l’INSP d’Adjamé. Nous savons qu’en participant activement à la mobilisation des ressources qui devraient permettre d’assurer les derniers résultats pour le maintien en première division, les cadres avaient implicitement montré leur disponibilité à ce véritable outil de développement qui se mourrait progressivement. Maintenant qu’on a besoin d’eux, où sont-ils ou que veulent-ils ?
Le ministre Dano Djédjé était le seul à soutenir ton prédécesseur Sylvestre Gnohité qui s’est battu pendant tout ce temps pour tenter de sauver l’honneur de la région contre vents et marées. Je sais comment il organisait ses démarches pour permettre à ses athlètes de survivre. Je sais aussi comment il a été sali par des marginaux qui le soupçonnaient de s’enrichir sur le dos du club. Je suis heureux qu’il ait accepté humblement d’être à tes côtés pour qu’ensemble vous répondiez à l’attente de vos parents qui ne savent qu’attendre les bonnes nouvelles. Je sais qu’ils attendent impatiemment le retour triomphal du Sporting dans la cour des grands, mais ils préfèrent rester inactifs et compter sur les autres.
Monsieur le Président et cher frère, je trouve inadmissible qu’on crée un club politique à Ouragahio, doté de gros moyens, alors qu’il est simplement question de rassembler le minimum pour permettre au Sporting de reprendre la place qui sied à son palmarès dans les compétitions de la FIF. L’ASCO qui est condamnée à l’échec au regard des circonstances de sa création, traduit les aspirations profondes de ses créateurs qui semblent avoir des ambitions démesurées, car on le sait, ils poursuivent des objectifs politiques. Ils souhaitent l’érection de Ouragahio en chef lieu de département, pour s’attribuer des postes électifs plus importants. L’existence de ce club est liée à la poursuite de ces objectifs aléatoires, c’est pourquoi, on pourrait affirmer sans aucun risque de se tromper qu’il est passager, juste le temps de la désillusion, et ce club repartira comme il est venu, sans fanfare.
Penser que l’ASCO est l’un des outils de développement qui doivent précéder le département, c’est entretenir l’illusion. Car le chef de l’Etat a été très clair lors de sa visite d’Etat en pays Akyé en janvier 2008. Il a dit pourquoi il ne peut pas ériger Ouragahio en département. La naissance de ce club politique a entraîné le départ de nombreux cadres de cette localité qui participaient modestement à la vie du Sporting, et c’est le lieu de reconnaître que le manque à gagner est important. Oui, le manque à gagner est important, mais tu es l’homme providentiel que Dieu a suscité pour le combler en un temps record. Nous te connaissons parce que nous sommes témoins des exploits que tu as réalisés à travers le pays. De Man à Daloa, tu as apporté la preuve que le dynamisme et la foi peuvent bien se substituer à l’argent. Je ne voudrais pas m’attarder sur tes mérites qui t’ont déjà conduit au rang de meilleur dirigeant du pays, devant Roger Ouégnin et Simplice Zinsou, mais au moins suis-je obligé d’affirmer qu’après ces véritables miracles qui t’ont rendu très célèbre au plan national, tu as enfin l’occasion d’entrer dans l’histoire de ta région natale qui te regarde désormais.
Avec ton arrivée aux commandes, le Sporting a renoué avec la victoire. Même s’il est trop tôt pour se prononcer, je dirais simplement qu’il est engagé sur la bonne voie, et que plus rien ne peut lui manquer pour rejoindre l’élite nationale.
Monsieur le Président et cher frère, les cadres du Fromager attendaient l’avènement d’un homme charismatique et représentatif pour s’impliquer résolument dans la vie du club, sous son impulsion. Je pense que Dieu vient de les exaucer en te portant à la tête du Sporting Club de Gagnoa. En attendant que nous nous organisions pour jouer notre partition dans cette mission difficile, je voudrais te souhaiter la force du lion pour braver toutes les difficultés qui t’attendent.
Que la grâce de l’Eternel soit sur toi tout au long de cette mission !
Ton frère Fernand Zogoué (Tél:08080390-Email:fzogoue@yahoo.fr)

29/01/2010

Participation au forum de la semaine

Nous avons tort de penser que le développement de notre commune est l'affaire des seuls pouvoirs publics, alors que nous pouvons suivre l'exemple de nos frères Raymond Sibaillyb et Sévérin Zadi qui ont un important projet pour développer notre région. Ici, nous voulons que les cadres de Gagnoa se prononcent sur le développement de leur région, notamment en publiant des projets qui contribueraient à l'amélioration des indicateurs du bien-être social.
Participez à ce projet en cliquant sur commentaires, et rédigez votre contribution.

28/01/2010

Candidat du FPI au scrutin municipal de Gagnoa: Faut-il organiser des primaires?

Nous le savons, le FPI qui était le grand favori aux élections municipales de 2000 dans la circonscription électorale de Gagnoa, avait été largement pénalisé par des conflits internes et inutiles. En effet, le parti de Laurent Gbagbo n'avait pas été capable de rassembler tous ses militants autour de Laurent Otro, son candidat. Il semble que ce dernier qui avait été coopté à la dernière minute avait un problème de légitimité comme tous les candidats parachutés. Il semble aussi que les partisans du maire sortant Arsène Sibailly, qui n'avaient pas accepté son éviction prersque sans raison, avaient refusé d'accorder leur suffrage à celui qu'ils considéraient comme le responsable de tous leurs malheurs, le candidat Laurent Otro. C'est dommage que pour des petits problèmes personnels qui auraient pu être réglés à temps, le parti ait perdu une bataille historique dans son propre bastion. C'est le lieu de reconnaître que de nombreux militants n'ont aucune culture politique et se laissent quelquefois conduire par les besoins du ventre. En réalité, ils auraient dû préférer le mal au pire, le moindre mal étant Laurent Otro. Et comme si l'humiliation de 2000 ne suffisait pas, nous voyons venir une autre. Des candidatures fusent de tous les horizons de la majorité présidentielle et ne se justifient pas. Il est difficile de comprendre que ceux qui devraient se mettre ensemble pour relever d'importants défis, décident d'aller à cette compétition en rangs dispersés, ruinant par là même l'espoir des fils du Fromager qui ne voudraient pas que le RDR réédite l'exploit de 2000. Pendant qu'il est encore temps, il faut que Laurent Otro et Méva Gougou, les probables candidats de la majorité présidentielle, créent les conditions de leur union pour affronter le RHDP qui semble décidé à arracher une autre victoire au FPI. Je sais que des voix plus autorisées ont déjà tenté de concilier les deux positions qui demeurent tranchées jusqu'à ce jour. Faut-il organiser des primaires pour choisir l'unique candidat qui représenterait la majorité présidentielle?
Cette alternative est de plus en plus probable, car ce serait un suicide pour le camp présidentiel que d'aller en rangs dispersés là où on lui demande d'assuser l'union de ses candidats.

Jean Claude Bayou, la dernière interview qu'il a accordée au Magazine Paix et Développement

A une période où le discours polique tourne autour de la couverture médicale de tous les agents économiques de Côte d’Ivoire, le FGCCC vient de dévancer l’Etat sur le terrain, en créant l’assurance maladie des producteurs. Dans cette interview exclusive, Jean-Claude Bayou, DG de cette structure d'appui à la filière café-cacao, présente sa nouvelle trouvaille.

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Touré Ahmed Bouah à Kpapékou

Depuis des décennies, Philippe-Henri Dacoury-Tabley contribue activement au rayonnement de la grande famille Gnaoré Gbésséhio, en usant de son réseau relationnel pour caser ses fils qui sont à la recherche d’un emploi. C’est encore lui qui vient de nommer Laurent Pierre Kadji, inspecteur pédagogique de philosophie comme son assistant à la BCEAO. Face à tous ses bienfaits, tous les fils de cette grande famille se sont mobilisés du vendredi 28 au dimanche 30 août, pour lui rendre un hommage mérité,sous le parrainage de Monsieur Touré Ahmed Bouah, PCA de SOPHIA Immobilier, et en présence de nombreuses personnalités dont les ministres Dano Djédjé et Christine Nebout.

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