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28/01/2010

Touré Ahmed Bouah à Kpapékou

Depuis des décennies, Philippe-Henri Dacoury-Tabley contribue activement au rayonnement de la grande famille Gnaoré Gbésséhio, en usant de son réseau relationnel pour caser ses fils qui sont à la recherche d’un emploi. C’est encore lui qui vient de nommer Laurent Pierre Kadji, inspecteur pédagogique de philosophie comme son assistant à la BCEAO. Face à tous ses bienfaits, tous les fils de cette grande famille se sont mobilisés du vendredi 28 au dimanche 30 août, pour lui rendre un hommage mérité,sous le parrainage de Monsieur Touré Ahmed Bouah, PCA de SOPHIA Immobilier, et en présence de nombreuses personnalités dont les ministres Dano Djédjé et Christine Nebout.


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Quand les vertus tracent les sillons d’un succès incontestable
Philippe-Henri Dacoury-Tabley est un agent de développement dont les mérites n’ont jamais été contestés à Kpapékou, son village natal où il a dirigé pendant un peu plus de deux décennies la mutuelle de développement économique et social, à la grande joie des siens. Cet éminent économiste qui a gravi rapidement les échelons de la BCEAO vient d’être couronné tant il est vrai que sa nomination au poste de gouverneur de cette banque d’émission, en est la parfaite illustration. On n’atteint pas ce haut rang social par hasard, il y a certes la grâce de Dieu, mais les vertus et la foi chrétienne du promu le prédestinaient à ce bel avenir. Les sillons de ce succès incontestable étaient déjà tracés, et l’on s’en rend compte aujourd’hui. En attendant la grande fête digne de cette haute personnalité qui honore désormais son village, la grande famille Gnaoré Gbésséhio a voulu se démarquer en organisant des journées d’hommage à un homme qui a usé de son influence pour trouver de l’emploi à ses fils, ceux-là même qui avaient très peu de chance d’en trouver, car n’ayant aucune formation. C’est vrai que Laurent Pierre Kadji, l’assistant du gouverneur et initiateur de cette cérémonie, était déjà cadre à la fonction publique avant de bénéficier de cette nouvelle nomination, marque de la confiance du nouveau gouverneur, son ami de tous les temps, mais ce n’est pas le cas des huit autres de Gbésséhio qui n’oublieront pas si tôt ce qu’il convient d’appeler une faveur inespérée. Force est donc de reconnaître que cette belle fête traduit la reconnaissance d’une famille qui s’épanouit progressivement en s’appuyant sur les vertus d’un agent de développement  dont la générosité dépasse le cadre de sa propre famille. L’attachement de Gnaoré Gbésséhio à son bienfaiteur s’est manifesté par la mobilisation exceptionnelle de ses fils, mais aussi par les paroles de bénédiction qui lui ont été adressées à juste titre. Du vendredi 28 au samedi 30 août, personne n’a voulu se faire conter les étapes enrichissantes d’une fête à peine improvisée, compte tenu du programme du gouverneur. Il y a eu une implication réelle de tous les cadres de cette grande famille dans l’organisation de ce rendez-vous de la fraternité et de la solidarité, qui du reste, sont les choses les mieux partagées dans ce grand village qui vient d’être érigé en commune. Laurent Pierre Kadji, l’organisateur en chef n’a pas lésiné sur les moyens au regard de la qualité des invités dont deux ministres (Christine Nebout et Dano Djédjé), et surtout de la logistique qui été nécessaire pour adapter la cérémonie à la taille de celui qu’elle honore, le Gouverneur Philippe Henri Dacoury-Tabley, l’humilité faite homme.

Touré Ahmed Bouah, un homme que la vie publique n’a jamais pu couper de ses convictions
De tous les invités, Touré Ahmed Bouah s’est fait remarquer en sa qualité de parrain de la cérémonie, par ses actes, par sa modestie et surtout par sa générosité légendaire. Ami personnel du gouverneur, le PCA de SOPHIA Immobilier a eu l’honneur d’ouvrir et de clôturer la cérémonie. C’est par une conférence publique qu’il a ouvert ces journées d’hommage, le vendredi 28 août à 18 h. Reconnu pour son éloquence et son pouvoir de conviction, le conférencier a fait un exposé liminaire sur la promotion immobilière en milieu rural. Il a montré comment les paysans qui ont de modestes revenus annuels peuvent s’organiser pour jouir de tous les droits qu’ils ignorent quelquefois, notamment en se  regroupant en coopérative pour prétendre à un prêt immobilier, grâce à un fonds logé à la BNI. En faisant allusion à leur éligibilité à ces prêts immobiliers, il a implicitement transformé le désespoir des paysans malades de l’ignorance de leurs droits fondamentaux, en espoir. « L’époque de l’Etat-providence est révolue. Les promoteurs immobiliers autonomes se sont substitués à l’Etat depuis plus d’une décennie, dans la construction des logements sociaux. Il faut faire l’effort d’être éligible à leurs critères au risque d’entretenir l’illusion toute sa vie, en pensant qu’on peut accéder à la résidence primaire sans passer par eux», a dit le conférencier pour inviter ses auditeurs à plus de réalisme. L’exposé a été tellement clair qu’il a suscité très peu de questions. Lors de la seconde phase consacrée aux questions, le PCA de SOPHIA, cet homme de terrain n’a pas eu l’occasion  d’étaler ses grandes connaissances de ce qui apparaît comme un monde nouveau pour lui, le secteur immobilier. Connaissances qu’il a d’ailleurs acquises en si peu de temps, grâce à sa capacité d’assimilation et surtout à la rage de vaincre là où les autres ont échoué. Il a donc quelque peu chômé, car les préoccupations des quelques intervenants ont eu des réponses simples, pratiques et convaincantes. Comme si les ovations par intermittence des auditeurs ne suffisaient pas, les Zétchéligba, le plus célèbre des groupes de chansonniers Bété, qui attendaient leur tour, ont fini par exploser dans la salle en entonnant des chansons romantiques. La mélodie et les paroles des chansons improvisées pour la circonstance ont révélé ces véritables maîtres de la culture Bété, comme une force qui suffirait à la sauvegarde du patrimoine culturel qui s’appauvrit progressivement. En chantant les mérites du gouverneur, assis à la droite du conférencier, ces penseurs d’une autre époque ont séduit sans le savoir et peut-être sans le vouloir, l’illustre hôte. Touré Ahmed Bouah a été plus prompt que son ami, le principal concerné qui s’apprêtait à réagir à ces louanges comme l’exige la tradition. Il a manifesté séance tenante sa générosité en leur offrant 100.000 frs, une somme qu’ils n’espéraient pas. C’est la preuve que cet enfant de Kolia qui est réputé pour ses largesses, est aussi un homme imprévisible qui surprend avec des billets de banque au moment où on s’y attend le moins. A la fin de la conférence, tous les regards étaient tournés vers le parrain. Tout le monde voulait le voir partir de Kpapékou avec son cortège pour regagner les salons feutrés de la ville. Ce fut une surprise de le voir au volant de sa Hammer, sans grade du corps, sans le moindre protocole, sans trompette ni tambour, pour se rendre à la résidence du gouverneur où il a passé la nuit en toute simplicité. Tous les jours se  sont ressemblés pour lui, car se considérant plus comme un fils de ce village qui l’a si bien accueilli qu’un visiteur de marque, il assumait les devoirs liés à cette qualité. C’est d’ailleurs ce qui justifiait cette humilité qui semblait déranger les organisateurs de cette cérémonie, qui auraient peut-être voulu qu’un mystère entoure leur parrain afin qu’il soit craint, voire vénéré comme c’est le cas habituellement. Touré Ahmed Bouah aura démystifié sa  qualité, en se confondant aux organisateurs, en mangeant avec eux, en communiant avec eux. Même la présence des ministres, des invités de marque comme lui à ses côtés, n’a eu aucune influence sur la fraternité qu’il voue aux fils de Kpapékou et qui le loge à la même enseigne qu’eux. Samedi 29 août, ce fut l’apothéose à la place dénommée FICGAYO, le jour des allocutions. Encore là, le parrain est resté égal à lui-même, se contentant d’une allocution très simple qui a traduit explicitement son attachement à ceux qu’on peut déjà considérer comme ses frères, puisque les dignitaires de Kpapékou lui ont signifié leur fierté de l’avoir désormais comme fils adoptif. Il ne serait pas exagéré d’affirmer que Touré Ahmed Bouah a fait des heureux à Kpapékou, car partout où il est passé, il a fait parler son cœur sans qu’on le lui demande. Selon lui, il a fait son devoir en partageant avec ses frères ce que Dieu lui a donné. La finale de la Coupe Henri Dacoury-Tabley, dernière étape de cette belle fête aura donné au parrain une autre occasion de prendre un dernier bain de foule, avant de quitter définitivement Kpapékou. Ce qu’il faut retenir du passage du PCA de SOPHIA dans ce village qui vient de l’adopter, c’est qu’il a largement répondu à l’attente de ceux qui l’ont  invité. Il a quitté ses nouveaux parents de Kpapékou, après la promesse ferme de se pencher dans les meilleurs délais, sur leurs préoccupations relatives à l’accession à la résidence principale en milieu rural.

Commentaires

Félicitations pour ton blog. Beaucoup de courage et d'idées. J'étais à cette cérémonie en compagnie du PCA Ottro. Juste une question. Touré Ahmed Bouah a commencé à exécuter ses promesses surtout celle concernant l'apatam?
J'ai crée un petit blog participatif sur l'activité citoyenne à Gagnoa: http://newsdegozo.ivoire-blog.com
Bien de choses à toi.

Écrit par : Gouaméné | 28/01/2010

SVPJE VEUX M INVESTIR DS L IMMOBILLIER ALORS JE CHERCHE LE NUMERO DE TOURE AHMED BOUAH QUELQU,UN DE BONNE VOLONTE PEUT ME RENDRE SE SERVICE .MRECI

Écrit par : AICHA | 27/07/2010

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